mardi 13 août 2019

AMERICA'S CUP 2021: THE AC 75 drawings

AMERICA'S CUP 2021: THE AC 75 (EV)


DRAWINGS OF AN AC75 
&
SILHOPLES
AMERICAN MAGIC, LUNA ROSSA, INES, STARS&STRIPES & ETNZ



Very soon after the 35th America's Cup sailed in Bermuda with the AC50 catamarans which saw Emirate Team New Zealand's victory over the defender Oracle Team USA, from 17 to 26 June 2017, the time was right for a decision to change the type of boat to sail the next edition in 2021.

As of September 11, 2017 the new trophy holder, Emirate TNZ, confirmed Patrizio Bertelli's proposal, boss of the Challenger of Record, to race the competition on high performance monohulls. 



On November 20th of the same year, after debates between potential designers, the concept of this monohull - the AC75 - was revealed. It will allow designers more freedom, with the only advanced restrictions intended to ensure that competitors' prowess will remain as homogeneous as possible.

This monohull with ballasted foils surprising as it is, had already been imagined some time earlier by the French yacht designer Guillaume Verdier and the British engineer Dan Bernasconi. The two colleagues - they work in the Emirate design team - had developed this concept of a 12 metre long monohull fitted with ballasted side foils, to offer it to a  New Zealand customer but unfortunately the boat was never built. 


When they were asked to present a hydrofoil monohull for the next Cup they obviously pulled out their dossier....


Thus in 2021, Auckland, it will be necessary to sail strange sailing boats without keel and more aerial than ever: the AC75 fitted with ballasted foils and propelled by "classic" sails. A beautiful way to celebrate the 100th anniversary of  the American brothers Malcolm and Thomas A. McIntyre's dream (never built).



But it was not until the 1950s that another American, Gordon Baker, achieved the unthinkable by flying a monohull for the first time: Monitor...


AC75 - SPECIFICATIONS

Monocoque à foils/Monhohull with foils
Sloop à grand-voile double/Sloop with double main sail

Mise à l'eau des premiers voiliers/First AC75 launching – août/August 2019
Longueur/LOA - 20,70 m
Flottaison/LWL - 20,70 m

Bau/Beam - 4,80 à 5,00 m

Entre-axe des foils/ Center distance between axes - 4,10 m
Bau max avec foils/Maximum beam with foils - 14,10 m
Tirant d'eau max avec foils/Maximum draft with foils - 5 m

Tirant d'air/Air draft - 28 m

Bout-dehors /bowsprit - 2,16 m
Déplacement léger/Light displacement - 6,450 t
Déplacement lourd/Heavy displacement - 7,57 à 7,6 t
Foils/Foils weight - 2,430 t
Surface de la GV/Main sail area - 145 m2
Surface du foc/Jib area - 90 m2
Surface du Code Zéro/Code Zero area - 200 m2
Équipage/Crew - 11 + 1

ILLUSTRATIONS

1 — The Mule

This hydrofoil monohull on which the team of the New York Yacht Club's challenge for the America's Cup American Magic is training. As its name implies, The Mule is a draft scale model of the AC75 that will race the Cup in 2021 in Auckland. 

The advantage of the ballasted foil is that in the event of a capsize the boat can right itself, and above all it improves the ability to sail in strong winds. This last point is essential as the regattas should be cancelled above 24 knots of wind in 2017. 

Rather than wings as it was the case in the past three Cups, New Zealanders preferred profiled sails with a double thickness, easier to set up and less expensive.


Longueur/LOA -11,58 m
Bau/Beam - 3,30 m
Bau foils sortis/ 8,10 m
Bau max avec foils/Maximum beam with foils - 4,95 m
Tirant d’air/Air draft - 18 m
Vent minimum pour le décollage/Minimum wind - 5 /7 nœuds/knots
Surface de la grand-voile/Main sail area - 52 m²
Surface du foc/Jib area -34 
Déplacement/Displacement - 1,8 tonnes
Équipiers/Crew - 5

2 – Comparison

The wing of the 2013 AC72 remains impressive and it is understandable that the crews sweated cold. The choice of a small hydrofoil catamaran in 2017 remains well fitted with sails compared to the length of the most modest yachts in the history of the America's Cup. 

On the AC75, the centre of pressure of the sails is very low to be able to race in a stronger wind than in previous editions.


3 - Three views of Luna Rossa, as presented in a scale model

The cockpit is very open, the deck layout is inspired by the latest TP52 but with two very advanced wheel steering systems.


4 – AC75 Lines

Barely 7.6 tonnes for a hull of 20.70 metres long by 5 metres of beam maximum, the narrow waterline: 3.70 metres, flat bottoms, sections close to a bilge hull and highly stretched lines such as few monohulls. It is likely that some hulls will be even more extreme.


5 - AC75 American Magic outline


6 - AC75 Luna Rossa outline


7 - AC75 Ineos outline



8 - AC75 Stars&Stripes outline


9 - AC75 ETNZ outline


36e AMERICA'S CUP : L'AC75

AMERICA'S CUP 2021 : L'AC 75 (VF)

PLANS d'un AC75 

&

Silhouettes 

American Magic, Luna Rossa, Ines, Stars&Stripes, ETNZ


Très vite, après la 35eAmerica’s Cup qui s’est déroulée aux Bermudes à bord de catamarans, les AC50, et qui avait vu, du 17 au 26 juin 2017, la victoire sans appel d’Emirate Team New Zealand face au defender Oracle Team USA, la décision a été prise de changer le type de voilier pour courir la prochaine édition, en 2021.

Ainsi, dès le 11 septembre 2017, le nouveau détenteur du trophée, Emirate TNZ confirmait la proposition de Patrizio Bertelli, le patron du Challenger of Record, de disputer l’épreuve sur des monocoques à hautes performances. 



Le 20 novembre de la même année, après débats entre designers potentiels, le concept de ce monocoque — l’AC75 — était révélé. Celui-ci laissera davantage de liberté aux concepteurs les seules restrictions avancées visant à ce que les prouesses des concurrents demeurent le plus possible homogènes.

Ce monocoque à foils lestés pour surprenant qu’il soit, avait déjà été imaginé, quelque temps auparavant, par le yacht designer français Guillaume Verdier et l’ingénieur britannique Dan Bernasconi. Les deux compères — ils travaillent dans le design team d’Emirate — avaient développé ce concept de monocoque d’une douzaine de mètres de long, doté de foils latéraux lestés, pour le proposer à un client privé néo-zélandais, mais le bateau n’a malheureusement jamais été construit. 

Lorsqu’ils ont été consultés pour présenter un monocoque à foils pour la prochaine Cup, ils ont, bien évidemment, ressorti leur dossier…



Ainsi, en 2021, à Auckland, il faudra chevaucher de bien étranges voiliers, sans quille et plus aériens que jamais, les AC75, affublés de foils lestés, propulsés par des voiles «classiques» en tissu. Une belle manière de célébrer le 100eanniversaire du rêve des frères américains, Malcolm et Thomas A. McIntyre. 




Mais ce n’est que dans les années cinquante qu’un autre Américain, Gordon Baker, réalisera l’impensable en faisant voler pour la première fois un monocoque : Monitor



AC75 - CARACTÉRISTIQUES

Monocoque à foils/Monhohull with foils
Sloop à grand-voile double/Sloop with double main sail

Mise à l'eau des premiers voiliers/First AC75 launching – août/August 2019
Longueur/LOA - 20,70 m
Flottaison/LWL - 20,70 m

Bau/Beam - 4,80 à 5,00 m

Entre-axe des foils/ Center distance between axes - 4,10 m
Bau max avec foils/Maximum beam with foils - 14,10 m
Tirant d'eau max avec foils/Maximum draft with foils - 5 m

Tirant d'air/Air draft - 28 m

Bout-dehors /bowsprit - 2,16 m
Déplacement léger/Light displacement - 6,450 t
Déplacement lourd/Heavy displacement - 7,57 à 7,6 t
Foils/Foils weight - 2,430 t
Surface de la GV/Main sail area - 145 m2
Surface du foc/Jib area - 90 m2
Surface du Code Zéro/Code Zero area - 200 m2
Équipage/Crew - 11 + 1

ILLUSTRATIONS

1 — The Mule

Ce monocoque à foils, sur lequel s’entraîne l’équipage du défi du New York Yacht Club pour la Coupe de l’America, American Magic. Comme son nom l’indique, The Mule est une ébauche, modèle réduit du AC75 qui courra la Coupe en 2021 à Auckland. 

L’avantage du foil lesté, c’est qu’en cas de chavirement, le voilier peut se redresser tout seul, et surtout, cela augmente la capacité à tenir par vent fort. Ce dernier point est primordial dans la mesure où les régates devaient être annulées au-dessus de 24 nœuds de vent en 2017. 
Plutôt que des ailes, comme dans les trois dernières Coupes, les Néo-Zélandais ont préféré des voiles profilées, à double épaisseur, plus facile à établir, et moins couteuses.


Longueur/LOA -11,58 m
Bau/Beam - 3,30 m
Bau foils sortis/ 8,10 m
Bau max avec foils/Maximum beam with foils - 4,95 m
Tirant d’air/Air draft - 18 m
Vent minimum pour le décollage/Minimum wind - 5 /7 nœuds/knots
Surface de la grand-voile/Main sail area - 52 m²
Surface du foc/Jib area -34 
Déplacement/Displacement - 1,8 tonnes
Équipiers/Crew - 5

2 – Comparaison

L’aile des AC72 de 2013 demeure impressionnante, et l’on comprend que les équipages se sont fait des sueurs froides. Le choix d’un petit catamaran à foils en 2017 reste bien voilé par rapport à la longueur des plus modestes voiliers de l’histoire de l’America’s Cup. 
Sur les AC75, le centre de poussée de la voilure est très bas pour pouvoir naviguer dans un vent plus fort que dans les éditions précédentes.


3 – Trois vues de Luna Rossa, tel qu’il a été présenté en modèle réduit.

Cockpit très ouvert, le plan de pont s’inspire des derniers TP52, mais avec deux barres à roue très avancées.



4 – Plan de forme d’un AC75

À peine 7,6 tonnes pour une coque de 20,70 mètres sur 5 mètres de bau maximum, la flottaison étroite, 3,70 mètres, des fonds plats, des sections proches d’une carène à bouchains et des formes fortement tendues, comme peu de monocoques. Il est vraisemblable que certaines coques seront encore plus extrêmes.


5 – AC75 American Magic, silhouette


6 - AC75 Luna Rossa, silhouette


7 - AC75 Ineos, silhouette


8 - AC75 Stars&Stripes, silhouette


9 - AC75 ETNZ, silhouette


jeudi 11 juillet 2019

EXPOSITION TOUTES VOILES DEHORS !

EXHIBITION by François Chevalier

DINARD: June 15 to September 29, 2019

Villa "Les Roches Brunes" et ses jardins


EXPOSITION par François Chevalier
DINARD : 15 Juin au 29 septembre 2019
Villa "Les Roches Brunes" et ses jardins


Si les voiliers se laissent voir depuis les rivages, et ravissent nos yeux et notre imagination, il est assez rare de pouvoir pénétrer dans leur histoire ou leur immense diversité. Il n’est pas question de couvrir cette épopée dans la Villa « Les Roches Brunes », toutes les villas de la Malouine n’y suffiraient pas. Grâce à des prêts de collectionneurs, des familles de navigateurs, de quelques musées régionaux, et des collections de trois des plus riches yacht clubs sur l’hexagone, il a été possible de faire un tour d‘horizon des débuts de la plaisance et de montrer quelques grandes personnalités de cet univers qui ont fréquenté la Côte d’Émeraude. 

La voile est le domaine où la vitesse a le plus progressé depuis un demi-siècle, aussi, nous ferons un tour chez ceux qui courent autour de la planète ou partent de Saint-Malo tous les quatre ans pour rejoindre les Antilles. Puis, nous ferons un hommage à Eric Tabarly, et à ceux qui agissent pour la préservation de notre milieu marin. Nous terminerons avec les voiliers qui volent, de plus en plus nombreux, sachant que chacun de ces objets nous raconte une histoire et nous rapproche de cet univers qui nous est cher. 
Paris, le 23 mai 2019 

François Chevalier 
Commissaire de l’Exposition 


Deux voiliers ornent le parvis de la villa, un Chat, ce petit quillard a été l’enfant chéri des régates Dinandoises pendant cinquante ans, et un Moth, nommé Moth A.L.U., lancé en 1948, conçu et construit par jacques Gouget, ingénieur des Arts et Métiers parisien, qui regorge d’inventions. Un béquet sur l’arrière de la coque lui donne des ailes dans la brise, et il est entouré de déflecteurs pour limiter les embruns sur les équipiers. De plus, il est insubmersible et sa dérive comporte un trou où se fixe son chariot de plage. Cette série a l’avantage d’être à restriction, seuls la longueur, 3,35 mètres, et la surface de voilure sont limités, ce qui a donné une foule de variantes. Ses derniers développements nous sont venus d’Australie, et depuis, ils se sont transformés en libellules à foils.


QUELQUES SUJETS ABORDES PAR L'EXPOSITION


Plan de voilure et plan de pont du Chat, a été adopté dès 1922 par les plaisanciers Malouin, puis l’année suivante par le Yacht Club de Dinard 
Dessins de ©François Chevalier.


Plan de voilure et plan de pont du Monotype de Dinard, conçu par l’américain Charles Davis en 1898 Dessins de ©François Chevalier.

Coque du Lili 
Voilier de la série des 30 mètres carré conçu par Gustave Caillebotte en 1891. 
Réalisation de Patrick Bigand 
©Patrick Bigand 

Coupe 1834 
Cette pièce d’orfèvrerie en argent massif poinçonnée de J. Bernard, à Londres, a été remise au yacht Maria, propriété de M. Georges Sherlock, vainqueur de la Beaumaris Regatta, en 1834 
©Yacht Club de Monaco 

Silhouette de la goélette America, 
vainqueur de la course autour de l’Ile de Wight en 1851 
Dessin de ©François Chevalier 

Joliette 1865 
Louis François Prosper Roux : “Joliette gagnant le 1er Prix de Monaco le 20 avril 1865“, gouache 
©Yacht Club de Monaco 

Virginie Hériot - © YCM 

Olympus Photo 
Silhouette du premier vainqueur de la Route du Rhum, en 1978 Olympus Photo – 
Dessin de ©François Chevalier 

Les voiliers qui volent...

The Mule 3 vues 
Trois vues du nouveau prototype pour la Coupe de l’America 2021 à foils, The Mule, Modèle réduit des futurs AC75, conçu par le Design Team d’American Magic, défi du New York Club 
Dessins de ©François Chevalier