jeudi 9 octobre 2014

The LittleCup - La Petite Coupe - - DULCINEA - - 1970

DULCINEA - 1970

 The LittleCup - La Petite Coupe


©François Chevalier 2014

À la question bateau : Quel est le Class C que vous avez préféré, je suis resté un peu perplexe. Je venais de dessiner quelque 90 plans pour mon ouvrage sur l’histoire de la “Petite Coupe de l’America“ comme elle est couramment appelée. J’ai finalement choisi Dulcinea, que peu de gens connaissent, mais qui résume bien l’esprit de cette Coupe.

La Petite Coupe, c’est l’histoire de défis entre pays qui se battent pour réaliser les catamarans les plus rapides du monde. Elle se court en Class C (25’ x 14’ x 300 pieds carrés) depuis 1961 et a donné lieu au développement des idées les plus folles, des ailes sont essayées dès les années 1960. Cette saga est parsemée de réalisations étonnantes, et nous nous proposons de vous en faire partager quelques-unes au fil des mois, avant la parution de l’ouvrage, en mai 2015.

Dulcinea a été conçu en 1970 pour Paul Elvstrom, multi médaillé Olympique, par l’ingénieur et pilote Danois Ib Pors Nielsen. Ib était le manager de l’équipe Danoise de l’année précédente de la Petite Coupe. Leif Wagner Smitt et Gert Frederiksen, tous deux architectes sur Opus III, avaient battu les Anglais sur Ocelot, mettant fin à huit ans de domination Britannique. Paul Elvstrom était venu au Thorpe Bay Yacht Club soutenir les Danois et avait été conquis par l’ambiance, le niveau technologique des catamarans et leur vitesse.


Dulcinea, bel élancement de l’aile pour une première, l’influence du pilote d’avion est flagrante. 

Ib Pors Nielsen, décédé en 2012, a conçu de nombreux trimarans à la suite de Dulcinea, mais plus conventionnels.

En 1969, les Danois n’ont toujours qu’un seul Class C, impossible de s’entraîner. Leur Opus III a hérité du gréement d’Opus II, aussi, s’ils ont deux coques, ils n’ont toujours qu’un mât aile. Leur victoire est due, en grande partie, au fait que leur adversaire, Ocelot, date de quelques années. Aussi, le projet de Paul Elvström et Ib Por Nelsen est une bonne opportunité pour défendre la Coupe l’année suivante au Danemark. Leif Wagner Smitt et Gert Frederiksen sont assez contents de la coque d’Opus III, dont ils surélèvent l’étrave, et conçoivent un mât aile avec une surface encore plus importante. De son côté, Ib Por Nelsen est résolu à innover avec un catamaran de conception révolutionnaire. Un Class C équipé d’une aile à fort allongement, qui se prolonge sur une base cylindrique, capable de s‘orienter sur 360°. Il supprime totalement la voile et prévoit un volet de bord de fuite assez large pour obtenir une grande souplesse de réglage, et rester efficace au portant. 


Le plan de forme de Dulcinea, le rapport entre les longueurs et les hauteurs est de 3/10.   


Le plan de pont de Dulcinea montre bien la base circulaire de l’aile intégrée au pont.

Les sections du mât sont du type Naca 682-615, avec un rapport épaisseur/corde à 16 % au niveau de la base


Paul Elvström, perplexe, contemple le montage de l’engin.


Dulcinea, est couché, et Paul tient dans sa main gauche un des ballon de gym qui servent de roulement à bille.

Dulcinea, le premier Class C Européen à aile, est mis à l’eau peu de temps avant Sleipner et porte le numéro D 2. La platine à la base de l’aile, de 2,70 mètres de diamètre, inscrite dans le pont, tourne sur un roulement à billes assez original : 50 ballons de gymnastique roulent dans une gorge et amortissent les efforts ! L’aile est autoportante, son profile est du typa NACA 682-615, mesure 12 mètres de haut et pèse 70 kilos. L’ensemble est en bois moulé, contreplaqué aviation et polystyrène expansé de 15 kg par mètre cube pour les couples.


Sortie timide sur Dulcinea, le pont n’est pas vraiment étudié pour faire du rappel, les encoches dans les coques pour caler ses pieds ne sont pas bien rassurantes, d’autant que le voilier est dépourvu de haubans et de trapèze.




Lors de la première sortie, Paul est surpris par la puissance de l’aile, le manque de trapèze dû au fait que l’aile peut tourner complètement se fait sentir, le catamaran gîte, accélère, mais une survente le couche et le mât se brise. Réparé quelques jours plus tard, il n’aura pas l’occasion de se mesurer à son compatriote, mais Dulcinea étonnera tous les journalistes venus à sa remise à l’eau en les doublant, alors qu’ils sont à bord d’une vedette rapide.



Dulcinea, entre le vainqueur de 1969 et le perdant de 1970.


Dulcinea, couché sur le sable, aurait pu révolutionner l’architecture si l’équipier avait eu un trapèze…
François Chevalier, Octobre 2014


La prochaine LittleCup aura lieu à Genève à la Nautique, en septembre 2015.

DATA - DONNEES

Class C

Longueur hors tout : 25 pieds (7,62 mètres)
Largeur : 14 pieds (4,27 mètres)
Surface de voilure (espars compris) : 300 pieds carrés (27,87 mètres carrés)
2 équipiers




“La LittleCup
Une histoire de la Petite Coupe“
François Chevalier, format à l’italienne, 30 x 28 cm, 224 pages, une centaine de plans, les cartes, portraits et histoire. Une édition en français et une en anglais (à paraître en 2015)

mercredi 3 septembre 2014

Yves CARCELLE

Au revoir Yves,

©Nigel Pert. Yves Carcelle à bord de son Runa IV, Voiles de Saint-Tropez 2012


Yves Carcelle a quitté le bord du grand voilier qui nous fait tous voyager et rêver. Dimanche 31 août 2014.

Il a été un supporter et un acteur de l’America’s Cup depuis 1989, et restera à ce titre un personnage incontournable de cette improbable légende.

Lui qui n’avait jusqu’alors jamais armé de bateau, il s’était lancé en 2010 puis en 2012 dans la restauration de deux petits yachts conçus par l’architecte danois Gerhard Rønne : le yawl Runa IV (1918) et le cotre Runa VI (1927). Il s’était entiché de ces voiliers danois et avait décidé que cette histoire ferait l’objet de la publication d’un livre : La Saga des Runa, à paraître en décembre prochain.

Yves était un homme chaleureux, généreux, enthousiaste, passionné et passionnant.

Il nous manque déjà.

Merci à toi, Yves, pour ton élégante et éternelle gentillesse.




Jacques Taglang et François Chevalier

lundi 4 août 2014

PLANS DES VOILIERS DE LA VOLVO DE 2001 0 2014 - Mise à jour avec le dernier né : VO 65 de Bruce Farr





LES PLANS DES VOILIERS DE LA VOLVO OCEAN RACE  DE 2001 A 2014

AVEC LE DERNIER NE : LE VO 65


Evolution des formes de carènes des voiliers de la Volvo 
depuis 14 ans !


Les Volvo 65, analyse
Juillet 2014



©François Chevalier2014

Depuis 2001, je redessine les carènes des voiliers de la Volvo, et constate que l’évolution des formes a toujours évolué entre deux éditions. Avec l’imposition d’un monotype pour celle de cette année, on pouvais espérer un véritable progrès, au vu de la diversité et de la qualité des idées des trois architectes de la Volvo 2011-12. Le choix de l’architecte du monotype Volvo 65 au lendemain de la victoire de Groupama n’a pas manqué de surprendre. En effet, le cabinet Farr Design a conçu Abu Dhabi, arrivé cinquième, derrière trois voiliers du cabinet Juan Kumounjian, qui s’était déjà octroyé les premières places dans les deux éditions précédentes.

Dès le mois de décembre dernier, j’avais tracé les lignes de ce nouveau Volvo afin de comprendre ce que ce bateau avait dans le ventre. La première chose qui m’a frappé, c’est la taille de son bulbe, seulement 3,5 tonnes, proche du poids de ceux des IMOCA 60, alors que les VO 70 tendaient vers le double. Les 20 centimètres de tirant d’eau supérieurs ne sont pas négligeables, mais ne compensent pas, de loin, la raideur que confère une quille de 7 tonnes. Les IMOCA sont des voiliers très légés conçus pour les courses au large, ils ont 5000 litres de ballast pour la brise et un petit bulbe pour le petit temps. La seconde surprise est venu lorsque j’ai cherché ce que le cabinet avait retenu de leur précédante création, Abu Dhabi. Le parti de ce voilier était assez radical, avec une étrave très ronde, une flottaison large et un bouchain assez bas. Le 65 conserve des flancs verticaux et un bau maximum avancé, mais présente des formes en V très ouvertes à partir du milieu de la coque. Comme ses formes sont typiques des TP 52, j’ai regardé les sections du voilier de Marcelino Botin, Camper, arrivé second en 2012. Marcelino est connu pour ses exploits dans cette classe, et la capacité de ses voiliers à planer au près par vent moyen est remarquable. Avec un bau maximum très reculé, à la gîte, le bateau se trouve sur un fond pratiquement plat sur la moitié de sa longueur, appuyé sur son bouchain, il plane merveilleusement. En superposant les sections de Camper et du 65, j’ai été surpris de la similitude des formes, certes plus douces sur le 65, avec un bouchain plus près de la flotaison, ce qui ouvre encore plus le V. Cependant, cette ouverture ne lui confère pas une raideur comparable à ce qu‘avait Abu Dhabi ou Groupama. La carène de Juan Koumoundjian possèdait une raideur naturelle, grace à ses formes pleines sous le bouchain, éloignant le centre de flottaison à la gîte. Pour sa faculté à partir au planing, il comptait sur ses lignes extrèmement tendues sur les huit-dixième de sa longueur.

D’après ses caractéristiques officiels, le VO 65 semble manquer de raideur et de voilure, ce qui n’est pas très bon, pour les performances. De plus, ses sections ne sont pas d’un grand secours. Il va gîter rapidement, et trouvera peut être une allure qui lui sera favorable, mais si le vent monte, il risque de se trouver moins rapide qu’un 60’, en tous les cas, avec une vitesse bien inférieure à celle de ses ainés. 

DATA


Volvo 65
       Hull Length 20.40 m (67 ft)

       Length on deck 19.8 m (65 ft)

       Length overall 21.95 m (72 ft)

       Hull Beam 5.60 m (18.4 ft)

       Max Draft 4.70 m (15.4 ft)

       Boat Weight (empty) 10,750 kg (23,700 lb)

       Rig Height 30.30 m (99.4 ft)

       Rig Arrangement
       Deck stepped, twin backstays with deflectors

       Bowsprit Length 2.15 m (7 ft)
       
Mainsail Area 151 m2
 (
       Working Headsail Area 135 m2 (permanently hoisted furling jib)

       Upwind Sail Area 451 m2 (Mainsail and Masthead Code 0)

       Downwind Sail Area 550 m2 (Mainsail and A3)
        
- Keel arrangement Canting keel to +/- 40 degrees with 3 degrees of incline at axis
Daggerboards Twin, reversible, retracting asymmetric daggerboards

- Rudders Twin under hull with spare that may also be transom hung

- Aft Water Ballast Twin 800L venturi filled tanks under cockpit sides at transom

- Forward Water Ballast Single centerline 1000L venturi filled tank forward of mast

Et avant cela...

                                                                                                                                                   
2001 à 2011

Pour réaliser ces plans, dessinés sur calque, j’ai observé les coques en construction ou à leur sortie de chantier, m’aidant des berceaux qui supportent les coques à terre, en tenant compte des personnalités des architectes et surtout en restant dans les jauges correspondantes. Ainsi j’ai pu dessiner ces plans avec une assez bonne précision. Dès que les voiliers ont reçu leurs appendices, j’ai pu finaliser ces plans, réalisés en 2001, 2005 et 2011.


2001-2002

En 2001, la nouvelle jauge qui définit les VO 60 autorise le gréement carbone, ce qui va booster ces voiliers et modifier profondément leur comportement.

Sur les huit candidats à la victoire, six plans conçus par Farr Design prennent le départ : Assa AbloyIllbruckNews CorporationTeam SEB et Team Tyco. L’équipe du Nautor Challenge a fait construire deux bateaux dont un signé Bruce Farr, Amer Sport Two, l’autre, Amer Sport One, étant de la main de German Frers, Jr., “Mani Frers“. Le skipper Grant Dalton a réservé son choix jusqu’au dernier moment, laissant le voilier de Farr à l’équipage féminin de Lisa McDonald. Enfin, le huitième est le Norvégien Djuice Dragons, conçu par Laurie Davidson.

©François Chevalier

Ce qui frappe aujourd’hui en regardant les trois dessins, c’est d’une part l’étroitesse de la flottaison des voiliers, et d’autre part, le creux assez prononcé des coques. Les trois concepteurs ont en effet créé des coques étroites, munies de ballasts le plus à l’extérieur possible, avec un petit bouchain arrondi, jauge oblige, au niveau du maître-bau.

©François Chevalier
Pour Farr, un bateau doit être une « luge » coupée conformément aux exigences de la jauge. La coque semble taillée à la serpe : l’avant est coupé en pointe selon un plan incliné suivant un tracé de pont rectiligne de l’étrave jusqu’au mât. Suit une seconde coupe verticale sur 50 cm et parallèle sur chaque bord. Celle-ci se prolonge loin sur l’arrière. Enfin l’ultime taille intervient sur les flancs, à 45° vers le bas de la quille jusqu’à la mesure de chaîne. Elle se prolonge sans artifice jusqu’au tableau arrière. Laurie Davidson a privilégié la sécurité et créé une forte réserve de flottaison sur l’avant, pénalisée par une grande surface développée. Le voile de quille de Djuice semble important par rapport aux autres.

©François Chevalier




Le plan de Nani Frers montre une plus grande raideur, avec des flancs moins évasés que ceux de ses concurrents, et une étrave plus rasante. Son voile de quille, légèrement en avant du mât, favorise les allures de près, mais rend le voilier volage aux allures portantes. Son plan de voilure et très reculé, avec un mât proche du milieu.
Il est intéressant de constater que sur les trois plans, les lests sont tous centrés sur le milieu de la flottaison, ce qui implique que les centres de carènes sont tous placés au même endroit.

Pour la petite histoire, les voiliers de Farr remportent les deux premières places, celui de Laurie Davidson se contente de la sixième place, avec une victoire dans la dernière étape.

2005-2006

Pour l’édition suivante, la Volvo se démarque avec une nouvelle race de bateaux, les Volvo 70. Plus longs, relativement plus légers, plus toilés, avec des quilles basculantes et deux safrans possibles, ils héritent des progrès de l’America’s Cup comme ceux des TP52 ou des Open 60.
ABN Amro One


Juan Kouyoumdjian est le grand gagnant de l’épreuve, son ABN Amro One remporte 16 des 22 manches de cette course et son ABN Amro Two se classe quatrième, établissant un nouveau record de vitesse sur les 24 heures. Les quatre VO 70 de Bruce Farr, Pirates of CaribbeanBrasilEricsson et Movistar s’intercalent, et le voilier Australien conçu par Don Jones, Brunel, termine dernier.
©François Chevalier

Les plans de Juan exploitent au maximum la jauge, plus large, donc plus raide, étrave inversée et rasante, quille basculante pivotant à l’intérieur de la coque, ce qui augmente encore la raideur au près, carène fuyante sur la moitié arrière, dérive profonde, quille allongée avec une section réduite. Plus puissantes et plus planantes, ces coques s’imposent et vont marquer les carènes à venir. 

©François Chevalier

Bruce Farr a cherché la finesse et l’équilibre, avec un safran dans l’axe du voilier.

©François Chevalier

Quant à Don Jones, mal servi par un budget réduit, il avait créé un voilier plus conventionnel, plus rond et large, des formes avant pleines, avec une dérive unique en avant d’un mât très avancé et un cockpit très reculé.

2011-2012

Je n’ai pas eu l’occasion de finaliser les plans que j’avais préparés pour l’édition de 2008-2009, aucun magazine n’ayant donné suite à ma proposition de publier les plans des cinq cabinets d’architecte.

Pour 2011-2012, sur les trois architectes en lice, Juan K en dessine la moitié, l’Americain Puma skippé par Ken Read, le Français Groupama 4 mené par Franck Cammas et l’Espagnol Telefonica, mené par Iker Martinez. Farr Yacht Design en a dessiné un, Abu Dhabi ; le Chinois Sanya est l’ex-Telefonica Blue, un plan Farr, skippé par le vainqueur de 2006, Mike Sanderson. Enfin, Marcelino Botin, remarquable pour ses TP52, est l’auteur des plans de Camper pour ETNZ.

©François Chevalier 2012

 De façon la plus surprenante pour cette “Box Rule“, les plans des trois architectes s’avèrent totalement différents. Marcelino Botin a créé un véritable super TP52, fin, tendu à l’extrême, avec un centre de gravité très avancé, un bau reculé au trois-quarts de sa longueur et un tableau arrière rasant, des dérives immenses en arrière du mât, lui-même centré sur le milieu du voilier.

©François Chevalier 2012

Le plan de Farr rompt avec toutes les tendances. Considérant que ces voiliers planent dès la moindre brise, et stoppent brutalement dans les vagues trop abruptes, la coque doit se mettre au planning le plus vite possible, et basculer au près sans trop pivoter sur l’avant, afin d’augmenter la raideur. Résultat, une étrave monumentale, ronde et pleine, rasante, des flancs verticaux, un bau maximum autorisé dès la moitié du voilier, une ligne de flottaison large et centrée, des formes tendues mais douces, des dérives fines et élaborées, pratiquement verticales et proches de l’axe. Le pont est bombé sur l’avant, sans marquage de roof.

©François Chevalier 2012

Juan K a développé ses plans précédents en optimisant tous les avantages déjà acquis lors de la dernière édition remportée par le Suédois Ericsson. Des formes avant très élaborées, bien visibles sur les sections avant, sous un bouchain qui se prolonge jusqu’à l’étrave ; des fonds plats dès l’étrave, garantissant un départ au planning et écartant l’axe du voilier à la gîte pour une plus grande raideur ; des  fonds arrière épousant la forme de la vague, afin de favoriser le prolongement du sillage et d’allonger la vague définissant la vitesse limite. Toutes ces caractéristiques ont démontré leurs avantages sur les autres concurrents, les trois voiliers conçus par Juan sont actuellement en tête de la course.

Cependant il convient de remarquer les points communs aux trois concepteurs : L’exploitation de la largeur maximun de la jauge et des appendices assez semblables.

En ce qui concerne les avaries survenues lors des étapes précédentes, sans prétendre détenir une vérité, les voiliers de la nouvelle génération sont soumis à des efforts jamais encore atteints, et leurs formes ne favorisent pas particulièrement l’impact des tonnes d’eau qu’ils reçoivent à un rythme aussi soutenu. Bravo aux voiliers qui ont tenu bon !
 Bravo aussi à tous ces marins qui résistent aux paquets de mer et à l’inconfort extérieur comme intérieur …